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  1. Camille B

    waaaa… si seulement j’étais une bouteille en verre !

    07/12/11 - - Répondre

  2. BOURNETON Jackie

    Bonjour
    Bonne année 2012
    http://papy43-documentation.blogspot.com/2011/12/chalut-les-energivores.html

    30/12/11 - - Répondre

  3. sephora

    trois pile une cuillère

    15/12/12 - - Répondre

  4. hollmy

    Je serai donc une bouteille en verre !

    23/03/13 - - Répondre

  5. HerveLE

    Bonjour,
    Trier, pourquoi pas, mais qu’y gagne concrètemet l’habitant? Ne faudrait-il pas une forme de « rémunération » ou compensation des citoyens lorsqu’ils font l’effort de trier?

    http://jefaisdelapolitiquesanslesavoir.unblog.fr/2013/06/14/pourquoi-il-faut-s%E2%80%99empresser-de-ne-plus-trier-ses-dechets/

    24/07/13 - - Répondre

    • Les énergivOres

      Bonjour Hervé,
      Sans doute connaissez-vous le conte du colibri et de l’incendie…
      Mais vous avez raison sur plusieurs points :
      – les petits gestes ne suffisent pas s’ils ne sont pas accompagnés d’une prise de conscience plus globale et de changements de la part des grands acteurs nationaux et internationaux ;
      – certains gestes qu’on pourrait penser parfaitement écologiques ont parfois des effets pervers, c’est pourquoi nous essayons d’aller plus loin en proposant des compléments aux films !

      02/09/13 - - Répondre

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Les bons gestes

Réduire ses déchets à la sourceflickr / Alain Bachellier

C’est un point de départ essentiel !

À éviter : les produits suremballés, poupées russes de l’agro-alimentaire comme les biscuits empaquetés dans plusieurs films plastiques ou aluminium et une boîte en carton.

Vraiment utile ? Les mille-feuilles de publicité chaque semaine dans votre boîte aux lettres. Une simple étiquette « Pas de prospectus, merci » y met fin.

Autres astuces : favorisez les produits présentés en plus gros volume et adoptez le réflexe des éco-recharges (présentées en emballage souple plutôt qu’en bidon) pour vos produits ménagers.

Le tri, c’est facile !D. R.

– Papier, carton, boîtes de conserve, briques de lait, bouteilles en plastique et aérosols : selon votre lieu de résidence, les consignes de tri varient en fonction de la filière industrielle de recyclage. Vous recyclerez ou non certains déchets et les disposerez dans un sac poubelle de tri collecté à part, ou dans des conteneurs sur la voie publique. Renseignez-vous auprès de votre mairie !

– Verre (bouteilles, bocaux) : dans un conteneur à verre dans la rue, dans tous les cas !

Un rinçage et au triUn rinçage et au tri

Un déchet peu souillé sera d’autant mieux recyclé. Nettoyez rapidement l’intérieur de vos boites de conserve, de vos emballages plastiques, de vos bouteilles. Quant au carton de pizza imbibé d’huile, mieux vaut l’écarter du recyclage.

Composter en appartement, c’est possible !credit : Ninja eco team's blog

Composter ses déchets organiques permet de réduire ses déchets annuels de 40 kg par personne. Avec, à la clé, un compost utile dans le potager et les pots de fleur… En appartement, le lombricompostage, à l’intérieur ou sur le balcon, est garanti sans odeurs !

Sources / Pour aller plus loin :

–  www.reduisonsnosdechets.fr, site réalisé par l’Ademe et le ministère en charge du développement durable.

– Guide : Réduire ses déchets et bien les jeter – Ademe – mai 2012.

www.cniid.org, site du Centre national d’information indépendante sur les déchets.

Crédits images : flickr – Alain Bachellier / D. R. / flickr – @lain G / Ninja eco team’s blog.

Sciences et techniques

Aluminium à l’infini2491439802_0be1f57e48_m

Selon le type de déchet, le recyclage prendra deux chemins :

Aluminium (canettes, barquettes) et verre ► Recyclés à l’infini dans leur propre filière de production.

Papier, carton, plastique, brique alimentaire ► Fabrication d’autres types de produits (les briques alimentaires donneront par exemple du papier-toilette) ou fabrication du même produit mais de qualité inférieure (exemple : le papier sera recyclé en papier 4 ou 5 fois maximum).

Ce schéma est extrait du document de l’Ademe « Le recyclage en France » (collection Repères) visible dans son intégralité ici.

Le compostage, une affaire d’équipe

flickr/ normanack En tas dans le jardin, dans un composteur à l’extérieur ou en appartement, ce processus fait intervenir une multitude d’organismes vivants :

1 – Des micro-organismes détruisent les parois cellulaires et provoquent le pourrissement de la matière. Cette phase s’accompagne d’une élévation de la température jusqu’à 50 ou 60 °C et d’une réduction du volume.

2 – La température redescend progressivement et, en dessous de 30°C, les micro-organismes sont rejoints par les vers de compost, les acariens, les cloportes. Ces derniers  décomposent la matière dans leur tube digestif tandis que leurs excréments sont pris en charge par d’autres micro-organismes.

3 – Suite et fin, la dernière étape de minéralisation fournit des éléments nourriciers pour les plantes ainsi que de l’eau et de l’oxygène. L’humus a désormais remplacé vos épluchures de carottes et autres fanes de radis !

Sources / Pour aller plus loin :

– Rapport Le Recyclage en France – Ademe, collection Repères.

www.cniid.org, site du Centre national d’information indépendante sur les déchets.

www.compostage.info.

Crédits images : flickr – Elliot Margolies / Ademe / flickr- normanack

Quelques chiffres

1 kgflickr / collinox

C’est la quantité d’ordure ménagère que chaque habitant génère chaque jour en France, sans compter les déchets verts, les encombrants et les apports en déchetterie. Selon l’Ademe, ce chiffre s’élève à 374 kg par an et par habitant (données 2009).

La composition de la poubelle des ménages n’a pas beaucoup changé depuis 15 ans, même s’il faut souligner une part croissante des textiles sanitaires (lingettes par exemple) et une légère baisse de la proportion d’emballages :

Graphique réalisé par l'Ademe, extrait du document "Déchets, chiffres-clés – édition 2012"Graphique réalisé par l’Ademe, extrait de « Déchets, chiffres-clés – édition 2012 », document disponible ici.

Encore un effort !flickr / Gisella!!

Malgré les bonnes habitudes prises, on estime que près de 100 kg de déchets potentiellement recyclables, dont 20 kg de verre, persistent dans nos poubelles faute de tri correctement réalisé ou de filières industrielles viables.

La moitié des journaux, magazines et emballages carton échappent encore au recyclage.

De la bouteille à ma couetteflickr/ Alizee Vauquelin

725 couettes, ou encore 1813 pulls polaires, voilà à quoi peut aboutir le recyclage d’une tonne d’emballage en plastique PET (plastique transparent). Mais, comme le signale l’Ademe, « si la collecte des déchets plastiques progresse, le taux d’utilisation du plastique recyclé dans les entreprises plastiques françaises stagne aux alentours de 5% ». De nombreux progrès restent donc à faire.

« Le recyclage, nouvelle caution du jetable »

À l’occasion de la publication du rapport « Réduction des déchets : les trois vérités qui dérangent » co-écrit avec l’ONG Agir pour l’environnement, le CNIID, Centre national d’information indépendante sur les déchets appelait à un « changement de paradigme » sur les déchets :

 « Dans une société fondée artificiellement sur le modèle de l’infini,le recyclage permet […] de continuer selon la logique du « business as usual » : la bouteille en plastique jetable passe de 100 % de matière vierge [non issue du recyclage, ndlr] à 75 % de matière vierge, sans pourtant toucher à la racine du problème de production massive de déchets, et (presque) tout le monde s’en félicite. L’idée de réellement emballer ou produire autrement est retoquée, repoussée le plus longtemps possible, car un tel changement profond de l’organisation s’avère incompatible avec des intérêts privés à court terme.

[…] Nul doute, il faut mettre le paquet sur les techniques de recyclage qui restent largement perfectibles, mais le fait qu’un produit ou un emballage à usage court soit recyclable ne doit pas occulter le fait que la prévention des déchets grâce à des biens durables reste la priorité. Évitons donc les biens rapidement jetables et concentrons-nous sur le recyclage des biens semi-durables (par exemple les vêtements) et durables (meubles, équipements électriques et électroniques…), car il y a déjà largement de quoi s’occuper en la matière. »

  Sources / Pour aller plus loin :

– Le Recyclage en France – Ademe, collection Repères.

– Déchets 2012, Chiffres-clés – Ademe

– Réduction des déchets, les trois vérités qui dérangent – Cniid, Agir pour l’environnement – novembre 2008

Crédits images : flickr- collinox / Ademe / flickr – Gisella!! / flickr – Alizee Vauquelin

Pistes pédagogiques

Séquence de travail avec des élèves de cycle 3

Compétences travaillées
Sciences
la matière, les déchets, réduire, réutiliser, recycler / l’énergie
Géographie
éducation au développement durable (en relation avec le programme de sciences)
Français
enrichissement du lexique / maîtrise de la langue orale / justifier son point de vue / compréhension de textes lus / prendre la parole en respectant le niveau de langue adapté
Compétence IV du socle commun

développer le sens critique face à l’information et à son traitement

NOTIONS À TRAVAILLER EN AMONT

Que jette-t-on à la poubelle (déchets organiques, emballages, objets…) ? Que deviennent nos poubelles ?

ANALYSE DU FILM

– Visionner le film
– Relever les détails (dessins ou expressions) qui interpellent. En débattre, exposer, défendre son point de vue. – Resituer la situation exposée dans le film, dans la vie quotidienne des élèves.

  • Lexique
    Fermentation, réincarnation, consommation, incinérer, éternel, déchets, matériaux, emballages, biodégradabilité, dégradation, décomposition, déchets organiques, recyclage, matière première, énergie, putrescible

PROPOSITIONS D’ACTIVITÉS

Trier et valoriser : qu’est-ce qui peut être trié et pourquoi ?

(cf. Les bons gestes : Le tri c’est facile)
– Faire le tri d’une «vraie» poubelle : ça va à la poubelle, la déchetterie, dans un autre lieu ?
Bouteilles et flacons en plastique / boîtes métalliques, barquettes aluminium / aérosols/ briques alimentaires / carton, journaux, magazines… (en fonction du guide spécifique au lieu d’implantation de l’école) / bouteilles et bocaux en verre / déchets putrescibles / déchets dangereux / les piles / les médicaments / les vêtements (les moins abîmés seront réutilisés) / les autres déchets (non dangereux, non compostables, non recyclables).
– À la fin du tri, les élèves comparent la taille de la poubelle qui sera enfouie ou incinérée avant et après le tri.
– Conclure sur la nécessité de trier pour diminuer les quantités enfouies ou incinérées (et par conséquent limiter la pollution).
– On pourra aussi introduire la notion de réduction à la source (les emballages). (cf. Les bons gestes : Réduire ses déchets à la source)
– Apporter les appareils électroménagers ou électroniques (DEEE -Déchets Equipements Electriques Electroniques-) à des associations pour les faire réparer et recycler (Emmaüs…). Donner (Croix rouge …), vendre (friperie).

Recycler : savoir ce que deviennent nos déchets triés, comprendre le but du recyclage.

(cf. Sciences et techniques : Les étapes du recyclage)
– Pour fabriquer du papier, du plastique, de l’acier, de l’aluminium et du verre, il faut des matières premières et de l’énergie qui sont, le bois, le pétrole, le minerai et le sable.
– Le recyclage permet d’économiser ces matières premières puisqu’on transforme les déchets collectés en de nouveaux produits. C’est également un moyen pour réduire le nombre de déchets enfouis ou incinérés.
– Comment recycle-t-on le verre, le plastique, le papier, les métaux, les Tétrabriks…?
– 15 bouteilles plastiques : un pull en laine polaire ; 140 canettes : une trottinette… Les élèves partent à la recherche d’autres équivalences. (cf. Quelques chiffres : De la bouteille à ma couette)

Découvrir le compostage

(cf. Sciences et techniques : Le compostage, une affaire d’équipe)
– Il permet de diminuer de 40 kg la quantité de déchet par personne et par an.
– Savoir que le compost est obtenu à partir de matières végétales (déchets compostables) qui sont dégradées par les micro-organismes et les vers (lombrics). Ces déchets sont mis sur un tas à l’air libre ou dans un composteur. Il est utilisé comme engrais sur le jardin.

Comprendre l’échelle de biodégradabilité

(cf. Sciences et techniques : Aluminium à l’infini)
– Le temps de dégradation naturelle d’un déchet varie de quelques mois à des millénaires selon sa composition.
Quelques exemples : Mouchoir en papier, épluchures de pommes : 3 mois. Journal : 1 an. Papier de bonbon, brique de lait : 5 ans. Boîte de conserve : 100 ans. Bouteille plastique : 500 ans. Bouteille en verre : 4000 ans.
– Quelque soit le temps de dégradation, les déchets en se dégradant peuvent polluer l’environnement : on ne les jettera donc pas dans la nature (instruction civique).
– Dans un espace de pelouse réservé de la cour, les élèves peuvent expérimenter grandeur nature la durée de dégradation des déchets dans la nature : ils y déposent différents types de déchets et vérifient régulièrement leur degré de dégradation.

Lutter contre le suremballage

(cf. Les bons gestes : Réduire ses déchets à la source)
– Faire peser les emballages d’un goûter classique et les emballages d’un goûter maison par les élèves et comparer leur poids.
– Faire prendre conscience de la quantité (poids et volume) d’emballages produits par le goûter en une semaine.
– Sensibiliser les enfants à la réduction à la source et proposer des solutions (éviter les produits suremballés, privilégier les fruits ou les sandwichs maison…).

Réfléchir à des actions simples, au quotidien, pour réduire sa production de déchets

(cf. Quelques chiffres)
– Refuser la publicité dans les boîtes aux lettres avec un autocollant «Stop pub» (celle de l’école / à la maison en parler avec ses parents).
– Limiter les impressions de papier (à l’école, penser à la fonction recto-verso du photocopieur).
– Choisir des produits avec peu ou pas d’emballage.

QUELQUES PISTES POUR ALLER PLUS LOIN

Visiter un centre de tri.

Le gaspillage : relever des situations où on gaspille (à l’école, à la maison) et élaborer un code pour les éviter.

Le traitement des ordures dans différents pays : comparaison avec une décharge dans un pays en voie de dévelop- pement, proposition de photos : que font ces gens sur cette montagne de déchets (récupération = principale activité pour survivre), ouvrir le débat.

Lien avec les mathématiques : peser les déchets produits à l’école avant d’avoir sensibilisé l’ensemble des acteurs concernés sur le sujet et mis en place un système de tri sélectif, puis après (différence, taux…).

Arts visuels : fabrication d’objets «plastiques», pas forcément en plastique (sculptures, instrument de musique, par exemple) à partir de déchets.

Fabriquer du papier recyclé.

 Auteur : Françoise Henriet © CRDP de l’académie de Besançon – juin 2013

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Mini jeux

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Exemples d'utilisation

La communauté d’agglomération de Châtellerault, dans le cadre d’une démarche cit’ergie, a mis en place des outils pédagogiques dans les écoles pour sensibiliser les enfants au développement durable, dont font partie les énergivores !

La série, et notamment cet épisode, est utilisée par un animateur tri et réduction des déchets pour des actions de sensibilisation au respect de l’environnement et au développement durable.

Vous avez utilisé cet épisode ou la série des énergivOres à l’école, en formation, en projection, dans un festival… ? Nous sommes très intéressés par votre témoignage…

Prenez quelques instants pour répondre à un rapide questionnaire en cliquant ici !