Poster un commentaire

  1. Marie-Odile Mourel

    Génial ! Ces petits bijoux sont intelligents, efficaces et ludiques, on pense immanquablement à Karambolage.

    15/12/12 - - Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Masquer les commentaires

Les bons gestes

La sobriété d’abord !flickr / Cohia Jack

« L’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne consomme pas » (Négawatt). L’économie d’énergie doit guider nos choix, la Terre s’en portera mieux, comme notre porte-monnaie. Pas de retour à la bougie… mais le soin de ne pas éclairer toutes les pièces de la maison si on n’y est pas. Favoriser les transports en commun, conduire léger, faire sécher son linge au soleil. Et lors de travaux d’aménagement, priorité à l’isolation et aux équipements économes.

(www.negawatt.org)

flickr / TreboscChoisir son énergie renouvelable

Envie de se chauffer ou s’éclairer à l’énergie renouvelable ? Plusieurs options s’offrent à vous : chauffage au bois, panneau photovoltaïque, chauffe-eau solaire, petit éolien ou encore géothermie. Un investissement important mais compensé dans la durée par les économies de gaz, d’électricité ou de fioul. En moyenne, le temps d’amortissement d’un chauffe-eau solaire se situe entre 8 et 12 ans selon les régions, pour une durée de fonctionnement de 20 ans (Ademe).

Conseils et ressources :

Espace Info énergie : www.infoenergie.org

Association Comité de liaison énergies renouvelables : www.cler.org/info

Éditions Terre vivante : www.terrevivante.org (ouvrages grand public sur les économies d’énergie à la maison et l’habitat écologique)

« L’écologie ne résiste pas à la crise… »

Interview de Yann Genay, chargé de mission éducation énergie et environnement à Ajena, Energie et Environnement, association franc-comtoise spécialisée dans le domaine de l’énergie (conseil, accompagnement, éducation).

Comment analysez-vous l’instabilité des aides publiques pour les énergies renouvelables domestiques ?

Jusque dans les années 1990, il n’existait pas ou peu d’aides publiques à ce type d’investissement. Puis elles ont été instituées, au niveau national et régional, sous forme de crédit d’impôt, de prêt à taux zéro et de prix élevé de rachat de l’électricité photovoltaïque. Ça allait dans le bon sens, mais depuis 2010 ces aides diminuent voire disparaissent. L’écologie ne résiste pas à la crise, elle reste la variable d’ajustement dans les périodes où les finances publiques se fragilisent.

Mais ce type d’aides génèrent des appels d’air : des sociétés se positionnent pour fabriquer ou vendre des équipements en calant leurs tarifs en fonction des aides publiques – un opportunisme qui n’est, certes, pas souhaitable… Une fois que l’aide disparaît, ces entreprises autant que leurs clients se trouvent brutalement contraints de réviser leur choix. À force de répétition, cela a un effet démobilisateur fort.

Les aides publiques concernent plutôt la production d’énergie renouvelable, mais quid des économies d’énergie et notamment de l’isolation des bâtiments ?

Là est notre principal cheval de bataille. Si l’on garde le niveau actuel de consommation énergétique, la seule production d’énergie renouvelable ne suffirait de toute façon pas. On est allé trop loin dans le gaspillage énergétique. Sachez qu’aujourd’hui la moitié des maisons en France est classée G en terme de consommation énergétique, le plus mauvais niveau. La moyenne nationale dans l’habitat se situe entre 250 et 300 kilo-watt-heure d’énergie primaire par m² de surface habitable et par an (kwh ep/m²/an)… Le chantier de l’isolation est donc colossal et ce, d’autant plus dans les logement sociaux et en milieu rural où les habitants souffrent le plus de la précarité énergétique.

Il existe (encore) un prêt à taux zéro pour des travaux d’isolation, pour un montant maximum d’emprunt de 30 000 € ainsi qu’un crédit d’impôt « développement durable »  C’est déjà bien, mais il faut être plus ambitieux. Dans le même temps, la prochaine réglementation thermique 2012 impose qu’à partir du 1er janvier 2013 tous les nouveaux logements devront consommer entre 40 et 80 kwh ep/m²/an, selon les régions et l’altitude à laquelle vous vous trouvez. La hausse du coût de construction, par rapport aux normes en vigueur jusque fin 2012, s’étalerait entre 5 à 15 %, mais elle sera compensé dans le temps par celle du prix de l’énergie.

(www.ajena.org)

Crédits photos : flickr – Cohia Jack / flickr – Trebosc

Sciences et techniques

Qu’est ce qu’une énergie renouvelable ?flickr / ComputerHotline

Les sources d’énergie renouvelable ont la caractéristique de ne pas se tarir, à l’échelle de l’humanité, malgré leur utilisation. À l’inverse, les réserves d’énergie fossile (charbon, pétrole, gaz) ou minérales (uranium), elles, sont finies. En fonctionnement, les énergies renouvelables n’émettent pas de CO2, excepté le bois dont le bilan est cependant considéré comme nul puisque le CO2 émis lors de sa combustion correspond au CO2 fixé pour sa croissance.

 

Principales sources d’énergie renouvelables aujourd’hui valorisées :

Source

Énergie produite

Équipement

Soleil

Électricité

Chauffage de l’air ou de l’eau

Panneau photovoltaïqueChauffe-eau solaire

Vent

Électricité

Éoliennes

Eau

Électricité

Générateurs (turbine + alternateur) situés sur des barrages ou dans des cours d’eau

Biomasse (matière organique végétale ou animale)

Chauffage de l’air ou de l’eau

Gaz

Carburants

Bois (buches, granulés, plaquettes forestières, déchets)Méthanisation de déchets organiquesFermentation de matières végétales (canne à sucre…) ou pressage de graines oléagineuses.

Géothermie (chaleur interne de la Terre)

Chaleur

Échangeurs sous-terrains :- horizontaux (dans votre jardin par exemple, à quelques cm de profondeur) : chaleur d’origine solaire stockée dans le sol- verticaux : chaleur (radioactive) provenant des profondeurs de la Terre

Vers une énergie de flux

Les sources d’énergie que nous utilisons se classent en deux familles :

– les énergies de stock : pétrole, gaz, charbon, uranium. Elles sont quantifiables et mobilisables quand on le souhaite (même si une centrale nucléaire souffre d’une énorme inertie !). Mais elles sont limitées : sur la base de la consommation annuelle actuelle et des stocks connus, les réserves de charbon sont de 2 à 3 siècles, de quelques dizaines d’années pour le pétrole et l’uranium, d’environ un demi-siècle pour le gaz naturel.

– les sources de flux : énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, biomasse, hydraulique). Elles se caractérisent par l’impossibilité de les stocker et/ou l’intermittence de leur production. Ainsi, mise à part l’énergie hydraulique, leur production n’est pas en phase avec la demande. C’est donc à la société d’adapter ses usages en fonction de la disponibilité de ces ressources (soleil, vent…) Le stockage de l’énergie éolienne par remplissage d’un barrage hydraulique apporte une première réponse (pour aller plus loin : http://www.apere.org/doc/1304-le_pompage_turbinage.pdf)

Les deux types d’énergie hydraulique

– L’hydraulique au « fil de l’eau » prend la forme de centrales sans réservoir qui utilisent une partie du débit d’un cours d’eau pour produire de l’électricité en continu. Elle est utilisée, aux côtés du nucléaire, pour répondre à la consommation quotidienne « normale ».

– L’hydraulique « modulable » correspond aux barrages. Leurs retenues d’eau constituent des réserves d’électricité potentielle. Opérationnelle rapidement, cette technique est mobilisée pour répondre aux pics de consommation d’électricité, en hiver comme en été. Ainsi, un grand barrage, tel que celui de Grand’Maison dans l’Isère, peut fournir en quelques minutes l’équivalent en puissance de deux réacteurs nucléaires (1800 MW), mais pour une durée limitée. Même si ce barrage consomme plus d’électricité qu’il n’en produit, son intérêt est de valoriser de l’électricité générée en période de surproduction et de limiter l’usage des centrales à énergie fossile lors des pics de consommation.

Les réseaux électriques de demainflickr / labguest

Les smart grids, vous connaissez ? Basés sur des techniques informatiques d’information, ces réseaux électriques d’un nouveau genre permettent d’optimiser la distribution en fonction des aléas de la production et de la consommation électrique. Plus concrètement, on suit en détail la consommation d’un territoire donné afin d’y ajuster la quantité d’électricité, injectée préférentiellement depuis des sites de production locaux. On limite ainsi les pertes en ligne. Un système à rebours du réseau électrique actuel, très centralisé sur des sites de production nucléaire.

Une telle organisation valorise davantage les énergies renouvelables, dont l’intermittence n’est plus un problème, et répond au développement de nouveaux usages tels que le véhicule électrique. Le consommateur est par ailleurs invité à modifier sa consommation au moyen par exemple de tarifs incitatifs variables dans la journée.

Pour aller plus loin : www.smartgrids-cre.fr

Crédits photos : flickr – ComputerHotline / flickr – Daniel Reversat / flickr – labguest

Quelques chiffres

Le mix énergétique françaisLe mix énergétique français

Le « mix » énergétique détaille les différentes sources d’énergie pour assurer chauffage, transport et équipement. Il se décomposait en France, en 2009, selon la répartition suivante :

– produits pétroliers (transport, chauffage, industries pétrochimie, engrais …) : 46%

– électricité (chauffage, habitat, industrie, …) : 22%

– gaz naturel (chauffage, industrie, habitat …) : 21%

– énergies renouvelables (bois, solaire…) : 8%

– charbon : 3%

L’énergie nucléaire, très majoritaire dans la production d’électricité (voir tableau) est vantée pour sa contribution à l’autonomie énergétique du pays. Or, elle ne représente que 22 % de notre consommation globale d’énergie et reste inutile aux transports, qui consomment essentiellement du pétrole.

Production d’électricité 2011 :

 

Source

Part dans la production électrique totale

nucléaire

75,00%

hydraulique

12,00%

thermique (charbon, pétrole, gaz)

11,00%

éolien

1,70%

photovoltaïque

0,10%

Source : www.insee.fr

L’énergie dans notre porte-monnaieflickr / sokokyu

En 2006, chaque ménage a déboursé en moyenne 2 300 € pour le poste énergie, soit 8,4 % de son budget : 4,8 % pour sa résidence et 3,6 % pour ses moyens de transport individuels.

Le chauffage électrique, pourtant peu efficace, demeure très répandu dans les foyers : sur les 25 millions de résidences principales, près de 7 millions sont chauffés à l’électricité, à l’origine de 9 % de la consommation nationale d’électricité. 80% des logements neufs construits chaque année en France sont équipés de chauffage électrique.

Les appareils de chauffage au bois domestiques (chaudière et poêles) ont cependant la cote puisqu’il s’en vend depuis quelques années plus de 450 000 exemplaires par an.

 

Sources : INSEE, EDF, Syndicat des énergies renouvelables

flickr / alainalelePrécarité énergétique

Un ménage est considéré en situation de précarité énergétique lorsqu’il se trouve en difficulté pour chauffer correctement son logement à un coût acceptable, ou, selon une autre approche, dès lors qu’il consacre au moins 10 % de ses revenus aux dépenses énergétiques au foyer (chauffage, éclairage, eau chaude, appareils électroménagers). Ils sont aujourd’hui 3,8 millions en France dans ce triste cas, soit 1 ménage sur 6 en France. Près de 70 % de ces ménages figurent parmi les plus modestes.

 

Pour aller plus loin : www.insee.fr, http://www.precarite-energie.org

20 % en 2020flickr / Alain Bachellier

C’est l’objectif de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale énergétique que se sont fixés les pays membres de l’Union européenne pour 2020. En 2009, ce taux était de 12,3 % en France.

flickr / Truthout.orgLe nucléaire, bon marché ?

L’énergie nucléaire est souvent promue au nom de son faible coût. Encore faut-il prendre en compte l’ensemble des charges inhérentes à cette filière :

– La majorité des centrales arrivant au terme de leur durée de vie initialement prévue (30 ans), elles doivent être rénovées et leur sécurité renforcée suite à Fukushima.

– Les premiers démantèlements d’installations se sont avérés bien plus complexes et coûteux que prévu : celui de la centrale de Brennilis est désormais estimé à 482 millions d’euros, soit vingt fois plus que ce qui a été imaginé.

– Le coût du stockage géologique des déchets à haute et moyenne activité et à longue durée de vie s’élèverait au minimum à 35 milliards d’euros.

– Le prix de construction des centrales de nouvelle génération, de type EPR par exemple, est en hausse constante…

Sources :

– « Les coûts de la filière électronucléaire », rapport public thématique, Cour des comptes, janvier 2012 – à voir ici.

– En finir avec le nucléaire, Benjamin Dessus – Bernard Laponche, Éditions du Seuil, 2011

Crédits images : INSEE / flickr – sokokyu / flickr – alainalele  / flickr – Alain Bachellier / flickr – Truthout.org

Pistes pédagogiques

Séquence de travail avec des élèves de cycle 3

Compétences travaillées
Sciences
pratiquer une démarche d’investigation / mobiliser ses connaissances dans des contextes scientifiques différents et dans des situations de la vie courante / développer la curiosité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique / comprendre que le Développement Durable correspond aux générations actuelles et futures.
Maitrise de la langue
enrichissement du lexique / maîtrise de la langue orale / justifier son point de vue / pren- dre la parole en respectant un niveau de langue adapté / comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient …
Instruction civique et morale
respecter les autres, respecter l’intégrité des personnes, respecter les règles de la vie collective
Techniques usuelles de l’information et de la communication
faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement

NOTIONS À TRAVAILLER EN AMONT

Les différentes sources d’énergie : énergies traditionnelles et énergies douces. (cf. Sciences et techniques : Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ?)
Leur impact sur l’environnement : énergie et pollution / énergie et développement durable

ANALYSE DU FILM

– Visionner le film.
– Comment les élèves l’ont-ils compris ?
– Les aider à mieux comprendre : qui sont les protagonistes de ce débat (= quelles énergies sont mises en scène) ?
De nombreux problèmes techniques interviennent au cours de ce débat : à quels moments ? Sont-ils fortuits ? Interpréter le titre du film, « Les bâillonnés », et le nom de la chaîne : PIPOTV.
– Les dialogues sont à double sens et comportent beaucoup d’implicite qui devra être explicité.
– Plusieurs visionnages du film seront nécessaires, avec arrêts sur image. On demandera aux élèves de relever des indices dans les images, dans les dialogues et dans les bruits de fond puis de créer des liens entre toutes leurs observations pour en tirer une conclusion.

Lexique
Énergie, énergétique, fossile, fourneau, incident technique, industrie, nucléaire, pollution, renouvelable, transition

PROPOSITIONS D’ACTIVITÉS

L’énergie à l’école et à la maison :

– Quelle énergie est utilisée à l’école ? Pour éclairer, chauffer, faire fonctionner les ordinateurs…
– Et chez soi ? Chauffage central, poêle, chaudière individuelle ou collective, production d’eau chaude…
– Y a-t-il des panneaux solaires, des éoliennes, un barrage hydroélectrique… dans la ville, le village, la région ?

Les règles du débat :

– Rejouer le film, en reprenant les personnages et le déroulement : un groupe d’observateur prend des notes, les participants donnent leurs impressions, leurs frustrations, on en déduit les règles nécessaires à un débat respectueux de chacun.
– Organiser le débat selon les règles démocratiques : prise de parole (temps de parole équitablement réparti) neutralité du meneur du débat, respect de chacun…
– Filmer le débat : permet de vérifier si les règles élémentaires ont été respectées.

Éco-gestes

(cf Les bons gestes : La sobriété d’abord)
Les énergies fossiles s’épuisent et polluent l’environnement.
– Travailler sur les déplacements doux : marche à pied, vélo, pédibus, transports en commun
– Mettre en place un «éco-code» : quelques gestes éco-citoyens, à l’école, à la maison : éteindre les lumières quand on n’en a pas besoin, par exemple, quand on n’est pas dans la pièce, baisser le chauffage quand on a trop chaud au lieu d’ouvrir la fenêtre …

Construire une éolienne

Travail en technologie, pratiquer une démarche d’investigation, en réinvestissant le vocabulaire acquis.

QUELQUES PISTES POUR ALLER PLUS LOIN

La pollution liée aux énergies fossiles au quotidien : causes et effets (cf. Sciences et techniques : Vers une énergie de flux, Les énergies de stock)

Organiser régulièrement des débats entre élèves

Rédaction : rédiger le synopsis du film en réinvestissant le vocabulaire utilisé (évaluation du degré de compréhension

Auteur : Françoise Henriet © CRDP de l’académie de Besançon – juin 2013

Vous souhaitez nous proposer vos propres pistes pédagogiques ? Quelle bonne idée !
Cliquez ici pour nous l’envoyer…

Mini jeux

 
En cas de problème pour voir le jeu, essayez un autre navigateur web !

Exemples d'utilisation

ENERGETHICL’épisode « Les bâillonnés » a été utilisé par EnergEthic à Lausanne, en Suisse, pour des actions de sensibilisation et d’information sur les énergies renouvelables.

FRANCE_CHINELa série a été utilisée dans le cadre d’une conférence grand public donnée par l’ambassade de France en Chine ayant pour thème l’énergie (notamment sous l’angle du développement des énergies renouvelables pour limiter les émissions de CO2) : à voir ici.

Vous avez utilisé cet épisode ou la série des énergivOres à l’école, en formation, en projection, dans un festival… ? Nous sommes très intéressés par votre témoignage…

Prenez quelques instants pour répondre à un rapide questionnaire en cliquant ici !